De Salernes au tour du monde
Je m'appelle Stephan Pierantoni, mais tout le monde me connaît sous le nom de Jull's. Jules est mon fils, et quoi de mieux que de tatouer avec un nom qui "m'oblige". J'ai grandi à Salernes, un petit village du Var où j'ai passé mon enfance le crayon à la main — je dessine depuis aussi loin que je me souvienne.
À 20 ans, l'envie d'ailleurs a pris le dessus. Je suis parti faire le tour du monde pendant cinq ans à bord de bateaux de croisière. J'y travaillais comme steward, et entre deux services, je donnais des cours d'aquarelle aux passagers. À l'époque, vivre du dessin était encore un rêve lointain, presque inavouable. C'est pourtant pendant ces années-là que tout a basculé.
Devenir illustrateur, puis tatoueur
Sur les navires de luxe sur lesquels j'ai travaillé (Cunard, Seabourn...) , j'ai eu la chance de croiser des personnalités du cinéma et de la musique qui m'ont commandé leur portrait. Leurs encouragements m'ont donné le déclic dont j'avais besoin : en 1995, je suis officiellement devenu graphiste illustrateur.
Pendant plus de vingt ans, j'ai dessiné un peu partout : dans la bande dessinée (sur des produits dérivés de personnages cultes comme Achille Talon ou Gai-Luron), dans le manga, dans la publicité et sur le web. Une vie entière passée à raconter des histoires en images.
Et puis il y a eu le tatouage. Honnêtement, j'étais contre. Pour moi, ça se résumait à des signes infinis et des cœurs sans âme. Jusqu'au jour où j'ai compris à quel point je me trompais : derrière chaque tatouage, il y a une histoire, un souvenir, une personne. En 2017, je me suis lancé. Je n'ai jamais regretté.
Ma façon de travailler
Quand vous venez me voir, ce n'est pas juste une transaction entre un client et un marchand. C'est bien plus que ça. Vous me confiez un bout de votre intimité, et je fabrique pour vous une œuvre qui vous accompagnera jusqu'à votre dernier souffle. C'est une responsabilité que je prends très au sérieux.
Du coup, je m'impose deux règles simples : être honnête et vous respecter. Honnête, ça veut dire vous dire franchement si je ne sais pas faire votre projet, ou s'il ne me parle pas — plutôt que de bâcler un travail qui ne nous rendrait fiers ni l'un ni l'autre. Et vous respecter, ça veut dire donner le meilleur de moi à chaque séance, sans concession.
Pour moi, un tatouage qui ne provoque pas d'admiration est un tatouage raté. C'est aussi simple que ça.
Si vous avez un projet en tête, n'hésitez pas à venir m'en parler — même si vous hésitez encore. On en discutera ensemble, tranquillement.
Mes Créations